L’écart

Souvent j’habite mon corps
Jusqu’au creux des aisselles
Je me gave dans ce corps
Jusqu’aux limites des doigts
Je déchiffre mon ventre
Je savoure mon souffle
Je navigue dans mes veines
A l’allure du sang
Sur mes pommettes la brise prend appui
Les mains touchent aux choses
Contre ma chair et ta chair m’établit
Souvent d’être mon corps
J’ai vécu
Et je vis
Souvent d’un point sans lieu
J’assourdis mon histoire
De l’avant à l’après
Je conjugue l’horizon
Souvent d’un point sans lieu
Ce corps je le distance
Et de cet écart même
En alternance
Je vis


Andrée Chedid





Comment je suis venue au shiatsu...

J'ai toujours eu conscience de l'importance du corps,
conscience qu'il était un véritable moyen d'
expression.

Je l'ai compris très tôt, d'abord grâce à la
danse que j'ai commencée toute petite. Puis, adolescente, grâce à une acupunctrice que je consultais, et qui m'a fait ressentir concrètement une autre dimension : le réseau énergétique humain.

Parallèlement, lors de cours de
yoga, j'ai pris conscience de
l'importance de la
respiration

Grâce à la présence, à la confiance et à la générosité de
Claudine Chopin, formée à l'école du toucher de Jean-Louis
Abrassart, j'ai ensuite pu mesurer l'importance du
toucher
comme reconnaissance du corps.

Et puis j'ai découvert le
tai chi chuan et surtout le shiatsu,
par le biais d'un stage de danse. Là, j'ai senti un espace où
je pouvais m'épanouir. Cela me touchait profondément. Et
j'ai décidé de m'y former.

 
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